UNE COURSE CONTRE LA MONTRE

Le virus est de nouveau à nos portes, en Suisse dans le nord de l’Italie et même dans le Maine et Loire où un élevage de dindes a dû être abattu au mois de septembre.
Une nouvelle crise aviaire frapperait une filière totalement exsangue ; sachant que fin novembre est le pic du danger avec les passages d’oiseaux migrateurs porteurs du virus.

UNE SITUATION CATASTROPHIQUE

Cette filière concerne 30 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects.
Les éleveurs avaient déjà perdu un trimestre d’activité en 2015 donc 25% de leur activité. En 2016 c’est plutôt 33%. N’importe quelle entreprise perdant 25% de son activité, perd la totalité de son profit et se retrouve dans le rouge. Certes des aides ont été votées au niveau de l’état et au niveau de la Région mais 10 mois après, ces aides n’ont été payées qu’en partie.
Des dizaines d’exploitations ont fait faillite et on déplore une dizaine de suicides (Landes et Gers). Une nouvelle crise aviaire mènerait à des centaines voire des milliers de faillites et les suicides pourraient atteindre la centaine.

POURTANT LA SOLUTION EXISTE !

Le laboratoire Ceva Santé Animale de Libourne dispose depuis le 31 juillet du vaccin contre la grippe aviaire et en a déjà produit 2 millions de doses avec la réalisation de tests. Aucun industriel ne produirait 2 millions de doses s’il n’était pas sûr de lui.
Des dizaines de milliers d’éleveurs sont concernés et en danger de mort. Nous avons la solution pour éviter un carnage, l’année dernière 4 millions de canards ont été tués et nous ne pourrions pas utiliser ce vaccin?
CEVA d’une part et le cluster Agrolandes (vétérinaires, laborantins, éleveurs) se sentent prêts à vacciner les canards avec la technique des anneaux vaccinaux : dans un premier temps on vaccine les canards sains dans un rayon de 3 à 10 kilomètres autour du foyer infecté. On les vaccine alors que sans vaccin ils seraient tous abattus.

DES QUESTIONS SE POSENT…

Mais alors où est le problème ? Est-ce que le ministère de l’agriculture et sa direction générale de l’alimentation bloquent volontairement l’autorisation d’utilisation ou est-ce simplement la faute à la lenteur légendaire de l’administration ? La question mérite d’être posée.
Les petits producteurs pesant environ 40% du marché, on ne pourrait pas mieux s’y prendre pour organiser leur mort.
Veut-on la disparition d’un savoir-faire immémorial ?

QUE FAIT ALAIN ROUSSET ??

A crise urgente, prise de décision urgente.
Alain Rousset doit impérativement intervenir auprès du ministère de l’Agriculture pour obtenir l’autorisation immédiate du vaccin !
Pendant ce temps-là les industriels du foie gras achètent sans vergogne des canards en Bulgarie, en Roumanie, des canards dont on ignore tout de l’hygiène.
Ainsi, a-t-on vu l’arrivée de camions de ces pays d’Europe de l’Est sur les plateformes de gros industriels du foie gras dans les Landes…
Ne pourrait-on pas interdire temporairement l’importation par camions bulgares et roumains de foie gras à l’intérieur de nos frontières, selon l’article 36 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne.

Celui-ci dispose que l’on peut temporairement restreindre l’importation de produits au nom de la « protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ».

Le groupe Front National à la région Nouvelle-Aquitaine alerte et pousse un cri d’alarme face à une nouvelle crise annoncée. Il en va de la survie de toute une filière, de dizaines de milliers d’emplois et de familles : ils peuvent et doivent être sauvés.

Gilles Hustaix
Conseiller régional FN des Pyrénées-Atlantiques
Membre de la commission agricole du Conseil régional

Yveline Brun
Conseillère régionale FN des Landes

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