Vendredi 29 septembre 16h45, quelques instants avant la sortie des bureaux et le week end le directeur de cabinet d’Alain Rousset transmet aux élus Régionaux (oh ! divine surprise) l’étude économique réalisée en avril 2015 pour un coût de 75 000€ qui avait rendu -il convient de le rappeler – un avis défavorable sur le projet de voie ferrée PAU CANFRANC.

Les éléments détaillés de cette étude sont enfin transmis avec 2 ans et demi de retard suite à une décision de la CADA et un jugement du Tribunal Administratif de Bordeaux obligeant l’exécutif régional à publier sans délai ce document sous peine d’astreinte financière.

S’obstinant toujours en juillet dernier, Alain Rousset affirmait en séance plénière qu’il obtiendrait l’annulation de ce jugement en exerçant un recours en cassation, au motif d’un « vice de forme » dans la décision du TA

Que s’est il passé pour que le Président de Région recule et se désiste auprès du contentieux du Conseil d’Etat le 25 septembre dernier, à 3 jours seulement de la date limite du recours ?
Quelle raison l’a poussé à mettre fin à son entêtement à dissimuler cette étude pendant 29 mois ? Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour comprendre .

Lundi 2 octobre à 15h , les élus régionaux découvraient au milieu d’autres délibérations
«transports» un projet de « nouvelles » études d’un montant de plusieurs millions d’€ à financer par la Région et à voter en Commission Permanente le 9 octobre , toujours pour le dossier PAU CANFRANC, mais cette fois ci, pour la 2ème section de la voie ferrée BEDOUS CANFRANC !

Comment en l’état et compte tenu des tensions sur ce dossier, obtenir que les élus votent une 2ème vague d’études, alors que les résultats de la 1ère étude 2015 n’étaient toujours pas communiqués ? Comment faire accepter cette « nouvelle » dépense (lourde) si la perspective est que la Région tienne une fois de plus ces études cachées ?

Ce n’est pas le souci de transparence qui a conduit Alain Rousset à reculer devant le Conseil d’Etat, et à dévoiler enfin ce document public qui n’avait aucune raison légitime d’être caché depuis 2015.

Il n’a été d’ailleurs tenu AUCUN compte de l’avis de cette étude et l’exécutif régional est passé outre, pour avancer et financer à « marche forcée » le tronçon OLORON BEDOUS inauguré en juin 2016.

Pour s’assurer le futur vote du 9 octobre en poursuivre la 2ème section du projet, il a bien fallu se résoudre à lâcher le 1er rapport d’étude même embarrassant.

Il était devenu nécessaire de se désister dans une action téméraire en justice, in extrémis, le 25 septembre, et de se résoudre à transmettre -après deux ans et demi de rétention- le rapport public aux élus Régionaux et à Mr Georges Manaut et à l’association CROC opposants au projet.

Le FRONT NATIONAL se félicite d’avoir manifesté son insistance depuis janvier 2016, et soutenu contre un exécutif « méprisant », le CROC et Georges Manaut, entrés en contact avec ses candidats des Pyrénées Atlantiques pendant la campagne des Régionales en novembre 2015.

Candidats qui avaient affiché leur détermination à faire « la chasse au gaspillage » (La Rép nov 2015) s’ils étaient élus. Et le projet PAU CANFRANC à ce titre est emblématique de la gabegie et dérive sur fonds publics qui existent malheureusement.

Depuis 20 mois, dans l’hémicycle à Bordeaux les élus FRONT NATIONAL ont réclamé régulièrement ce document public par une succession d’actions : motion, courrier à la CADA, interpellations du Président en séance, afin d’obtenir les résultats détaillés de l’étude 2015,

Son obtention vendredi dernier est la 1ère étape victorieuse d’une action collective entre d’une part des élus d’opposition et une petite association d’opposants, cherchant plus de transparence de la vie publique et notamment sur l’utilisation des fonds régionaux , qui a contraint le Président de Nouvelle Aquitaine à sortir de l’opacité et « jeter l’éponge » .

Désormais une analyse plus rigoureuse de ce projet ferroviaire pharaonique à 350 millions d’€ (minimum) et des fonds déjà engagés peut avoir lieu.
Dans une période où les dotations baissent, où l’argent public est devenu rare, est il raisonnable de relancer une voie ferrée qui est sous les broussailles depuis 42 ans ?

Est-ce une priorité pour la Nouvelle Aquitaine ?…quand on prend connaissance de tous les problèmes et besoins qui existent dans notre grande Région ?

Les éléments chiffrés de l’enquête 2015 sont en cours d’examen et – à supposer qu’elle soit complète et sincère – feront l’objet d’une communication prochainement .

Mais quel qu’en soit le coût ou le résultat des analyses économiques, tout le monde l’a bien compris,
la poursuite « à marche forcée » de la section BEDOUS CANFRANC est enclenchée ! sous la pression de la Commission Européenne…et quoiqu’en pensent les Aquitains

http://europe-international.aquitaine.fr/index.php?id=1888

Claudie CHEYROUX
Conseillère Régionale Nouvelle Aquitaine

Tél : 06 86 84 54 97
cheyroux.claudie@frontnational64.com

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